Patrimoine

Groupements bâtis remarquables

Le Chef-Lieu

Village 1970

Village 1970

Les ruelles concentriques et les habitations sont regroupées autour de l’église. Il s’agit du cœur ancien du village.
Le village est divisé en quatre quartiers principaux : Menoge à l’est, Molard à l’ouest, la Croix au nord, le Haut ou « la Luche » au sud.

Sechex 1910

Sechex 1910

Hameau de Sechex

Le Hameau de Séchex se distingue davantage, il est partagé entre Anthy et Margencel et est coupé en deux par la RD 33.

Réseaux de communication
Une ancienne voie romaine passait au sud d’Anthy. La route Napoléon, dite « route impériale », la reprenait en partie. Elle aurait été le lieu de passage de Bonaparte à son retour d’Italie. Napoléon Ill et l’impératrice Eugénie l’auraient empruntée pour fêter, à Thonon, l’annexion de la Savoie en 1860. Elle reliait Genève à Martigny, en passant au sud du Léman par Veigy, Douvaine, Massongy (Sous­Etraz), Sciez (Jussy).
Cette route est à peu près parallèle à l’actuelle RD 1005, appelée RN 5 jusqu’en 2006 et qui traverse la commune au sud sur 2,9 km. Depuis le contournement routier de Thonon en 2008, une partie de cet axe est devenue la RD 2005.
Une piste cyclable a été créée en 2005 sur une partie de cette ancienne voie impériale.

Réseaux d’eau et d’assainissement
En 1925, la source du Peylevet est captée pour alimenter le lavoir de Séchex (Margencel) et la fontaine du carrefour.font
Le réseau d’eau est aménagé dès 1936. La même année, à l’automne, a été mis en place le premier réseau d’assainissement du chef-lieu.
Anthy est raccordé à près de 90% au réseau d’assainissement en 2008. Les eaux usées sont traitées à la station d’épuration de Thonon, gérée par le Syndicat d’épuration de la région de Thonon et Évian (SERTE).

Double pont de Marclaz

Double pont de Marclaz

Ponts
Quatre ponts enjambent le Pamphiot de l’amont vers l’aval :
• les deux ponts de la RD 2005 à Marclaz, l’un datant de l’époque sarde, le second construit avant la Deuxième Guerre Mondiale, seul ce dernier est utilisé.
• Le pont de la rue de Corzent est construit en même temps que le lotissement Chantrell en 1972. Il permet de rejoindre Corzent (Thonon).
• Le pont de la rue de la Plage, au Champ de l’Eau.
• La construction du contournement routier de Thonon a nécessité la construction de deux nouveaux ponts sur Anthy. Le premier dessert la route d’accès au centre commercial de Margencel, le second permet le passage de la RD133.
• Un petit pont enjambe le ruisseau des Fosseaux, route de la Croisée d’Anthy

Quais et débarcadères
Anthy possède quatre débarcadères et un port historique toujours visibles. Ce sont d’est en ouest :
• Port Chantrell, construit en même temps que le château, en 1926. Il devient public vers 1975 et dispose de 30 boucles d’amarrage.
• l’ancien Port du Comté d’Allinges : il n’en reste que les vestiges de l’ancienne tour, au lieu-dit La Tour.
• Port de la Barque à Frossard (privé), construit vers 1949 par la Compagnie de cars Frossard pour accueillir une barque de Meillerie, « L’Algérie ». Elle devait être restaurée pour faire des petites croisières sur le Léman. Faute de moyens, les travaux ne sont pas effectués et la barque est détruite en 1958. Les deux pontons sont ensuite utilisés par l’Union Nautique Française qui avait créé non loin un camp de Jeunes. L’entreprise Frossard avait déjà restauré la barque « La Bourgogne » dont le port d’attache était Rives (Thonon).
• Port des Pêcheurs (public), utilisé par les pêcheurs professionnels. Il est aménagé en 1990, à partir de la digue des pêcheurs Dubouloz. Il comporte une dizaine de boucles.

Port Monod

Port Monod

• Port Monod (privé) construit avant 1879 et consolidé avant 1914. Sa particularité est, outre sa digue, de permettre l’accès à un garage à bateau couvert.
• Débarcadère CGN (Compagnie Générale de Navigation) : un port était nécessaire sur la commune pour abriter les barques de bateliers.
Les ports les plus proches étant Thonon et Yvoire. En 1879, 89 habitants signent une pétition pour demander la création d’un port et proposent l’ancien port du Comté d’Allinges. Ils offrent la somme de 100 francs. Cette demande est appuyée par une 2ème pétition de 172 bateliers. Il n’y aura pas de suite favorable. Pourtant, en 1891, un Monsieur Roget de Séchex demandera et obtiendra de la CGN que le débarcadère soit construit devant chez lui, desserte plus commode pour ses déplacements.
L’entretien de ce débarcadère CGN incombe désormais à la commune de Margencel.

Manoirs, maisons de maître
• Le château de Chantrell est construit en 1926 par la famille parisienne du même nom. La commune vend à la famille Chantrell quelques-uns de ses lots de jardins communaux en bord de lac.
Le bâtiment principal reprenait les lignes du Petit-Trianon de Versailles, avec à l’arrière, un parc à l’anglaise. Devant le château, un parc à la française se prolongeait jusqu’au lac Léman par un port aménagé d’un quai et de deux garages à bateau. Le domaine a été démembré en 1975, pour la construction d’un lotissement.
• On peut observer les restes d’une tour sur une maison rue des Fontaines, ce qui permet de supposer qu’il s’agissait d’une mai­ son forte

Château Chantrell 1937

Château Chantrell 1937

Fermes remarquables
De nombreuses fermes ont été conservées et restaurées.
Les bâtiments sont remarquables par leur architecture typique du Chablais. Ce sont des fermes de village qui étaient constituées de trois parties : une cour, un bâtiment (la grange avec écurie et l’habitation sur la cave), un jardin. Ce sont des bâtiments tout en longueur (ferme traditionnelle du paysan vigneron).pressoi

Maisons remarquables
Quelques maisons sont dites « remarquables ». Elles datent de la fin du XIXème siècle et de la première moitié du XXème siècle. On peut citer : les villas des Docteurs Plontz et Alain, la villa Bourgeois et le chalet de la Croisée d’Anthy.
À cette époque, ces maisons étaient considérées comme « maisons bourgeoises » par les Anthychois car elles se différenciaient de l’habitat chablaisien traditionnel caractérisé par des maisons attenantes, dans lesquelles étaient regroupées la grange (et autres espaces agricoles) et l’habitation.
Les Chalets Monod : les chalets portent le nom de la famille qui s’y est installée en 1903. Ce domaine, situé au bord du Léman, a été construit par Monsieur Roget en 1867 près de la propriété de Coudrée (Sciez) de son ami le député Bartholoni. Le domaine est vendu au Comte de la Bédoyère.
L’ensemble est racheté, avant la 1ère guerre Mondiale, par le Banquier Genevois Naville qui en fait agrandir le Port. Les habitants de Séchex se souviennent qu’il faisait hisser les couleurs suisses en haut et françaises en dessous, sur le mât du Port, à son arrivée par vedette lacustre.
Administrateur de société de la Banque Impériale Ottomane, il donne la propriété à sa fille Cécile qui épouse Julien Monod. Cette famille nombreuse passait toutes ses vacances estivales au Port de Séchex. Une partie des terrains est aujourd’hui en voie d’acquisition par le Conservatoire du Littoral.

Monuments religieux
Dans les années 1962-1963 ont lieu des travaux de mise en valeur de l’église. L’intérieur est restauré avec de nouveaux vitraux.
Le curé de l’époque, l’abbé Lucien Blanc, à l’idée de faire réaliser les stations d’un chemin de croix en ardoise de Morzine. C’est l’artiste chablaisien René Michaud, qui a déjà dessiné les vitraux, qui peint les 14 ardoises représentant les 14 stations du chemin de croix.
L’abbé Blanc fait aussi réaliser par Auguste Blanc de Meillerie, une ancre en fer forgé inspirée des ancres des barques du Léman. Cette ancre lacustre ornée de chaînes sert de lutrin.

Église Saint-Barthélemy
Une première chapelle aurait été édifiée aux environs du VIIIème siècle, à l’emplacement du temple d’une ancienne villa romaine. Cette chapelle serait devenue par la suite une église.
Les revenus de la paroisse sont, à l’origine, perçus par le Doyen d’Allinges qui rémunère ensuite le vicaire de la paroisse d’Anthy. L’ancienne église est détruite en 1880. L’église actuelle est construite en 1882.
La partie anthychoise de Séchex a pour le spirituel une seule paroisse, la paroisse Saint-Barthélémy d’Anthy et le même cimetière. La partie margencelloise de Séchex a le choix entre les deux paroisses. La majorité se rend à l’église d’Anthy.

Deux cloches sont dissimulées derrière les abat-sons du clocher-flèche. La plus petite a été fondue en 1790 par Jean-Daniel Dreffet à Genève. Classée en 1943, cette cloche aux inscriptions limées est au centre de plusieurs légendes. Certains racontent qu’elle a été récupérée en période révolutionnaire, alors que d’autres pensent que sa grande sœur a été amenée à Morges. Depuis 1865, une grosse cloche fondue à Annecy le Vieux tient compagnie à cette petite cloche.cloche

Monsieur Antoine CORDOBA, spécialiste du patrimoine des cloches,  a réalisé récemment un intéressant reportage sur les cloches de l’église, découvrez le maintenant.

 

Presbytère

Presbytère

Presbytère

L’ancienne cure se trouvait à l’emplacement de la mairie actuelle. Son jardin occupait la cour de récréation, à l’arrière.
La cure actuelle a été construite en 1882. Elle est constituée de l’appartement du Curé et de sa bonne, d’une salle à manger, d’un bureau de réception, de la chambre de l’évêque, de la salle de catéchisme servant de bibliothèque et de la salle de répétition de la chorale paroissiale.
Erigée en paroisse du secteur Maison-rurale jusqu’à la Pentecôte 2005, la nouvelle « Communauté paroissiale d’Anthy » fait aujourd’hui partie de la paroisse N-D des Hermones. Celle-ci est desservie par un curé résidant à Allinges et trois prêtres qui, ensemble, gèrent les 13 communautés, du Léman à Bellevaux

Cimetière
Le premier cimetière est placé, comme partout, autour de l’église. Or, il est d’une capacité insuffisante et, comme l’église, au cœur des habitations. Il est donc déplacé en 1877 aux Ebaux­Ouest. À l’origine, il possédait deux portes : la grande pour les défunts ayant une sépulture religieuse, la petite pour les autres. La Municipalité décide de murer la petite porte en 1882 pour éviter toute discrimination. La grille du portillon a été installée à l’ancienne école de Séchex

Vestiges
Quelques vestiges préhistoriques et romains ont été découverts sur la commune.
• Une épingle en bronze, datant probablement de l’âge du Bronze, a été trouvée dans une couche de sable à 400 m du lac.
• On a également recueilli une tige en fil de bronze torsadé, en un lieu et à une date non précisés.

Ces deux objets auraient été donnés au Musée d’Art et d’Histoire de Genève.
Une prospection subaquatique a été menée en 1996-1997. Au lieu-dit les Recorts, un ponton débarcadère a été découvert . Il daterait de l’époque romaine
Quelques monnaies romaines à l’effigie d’Auguste {datant de 40-30 ans avant J-C) ont été monnmonn2trouvées autour des pieux.
Au cours de cette même prospection subaquatique au port de Séchex, chez Monod, à la limite des communes de Margencel et d’Anthy, du mobilier dispersé a été retrouvé sur plus de 260 m2: « plusieurs dizaines de meules en roche dure, des percuteurs, des haches polies, la plupart en roche verte alpine, et pour deux d’entre elles, en aphanite d’origine vosgienne »
Ce mobilier daterait du Néolithique moyen et final.
Lors de travaux effectués place de l’église dans les années 1930, on a découvert des « structures gallo-romaines ».
Dans les années 1980, au cours de travaux de terrassement du côté nord de l’église, on a trouvé dans les déblais des fragments de tegulae et céramique.
Au lieu-dit Lavoret-est, dans les années 1980,des structures gallo-romaines ont été repérées lors de constructions.
En 1984, au lieu-dit Pré Robert, un site gallo-romain a été découvert. Quelques éléments de céramique ont permis d’attester une occupation de cette époque.
Récemment, en 2007, lors de l’élargissement du rond-point de la Verniaz pour le contournement de Thonon, on a découvert des objets romains tels que des monnaies de Faustine jeune, des tuiles et des céramiques.

mus coanton layqmusee lsTombes et nécropoles
Au Chef-Lieu, à 20 m environ de l’église, on a mis au jour, en 1905, une sépulture. Il s’agissait d’un individu de type « brachycéphale » (qui a le crâne aussi large que long) datant de 5000 av. J-C, enseveli en terre nue.
Dans les années 1920, au carrefour des Cinq Chemins, des ossements humains et deux vases lacrymatoires ont été trouvés dans une carrière de sable.
Au Chef-Lieu, dans les années 1930, lors de travaux faits place de l’église, on a découvert un squelette en pleine terre à 1,20 m de profondeur.
Au lieu-dit Chez Souchet, aujourd’hui appelé Crêt de Sechex, une sépulture en coffre de dalles et une autre en pleine terre ont été découvertes en 1880. Elles dateraient du Haut Moyen Age.
Au lieu-dit Gravière de Graud, on a découvert, en 1888 puis en 1910-1913, de nombreuses tombes du Haut Moyen Age disposées en plusieurs niveaux : à 2 m de profondeur des coffres de dalles sont recouverts par des tombes en pleine terre ou en coffres de bois avec, presque en surface, des ossements répandus en désordre.

Villages lacustres, palafittes
L’archéologue Ch. Marteaux décrit, en 1921, l’existence d’un palafitte, au nord d’Anthy, en face du Mas de la Tour, de 25 a 40 m du rivage, existait dans le lac un palafitte habité par une population a crane brachycéphale, et de taille plutôt petite mais robuste. ». Aujourd’hui, ii est impossible de certifier qu’il s’agit d’un réel palafitte (sur pilotis) mais des constructions ont existé au bord du lac.
Deux vestiges de pontons sont visibles au lieu-dit la Tour et à Sechex vers le débarcadère CGN.
Ils dateraient du IIème ou Ier siècle avant J-C. Ceux-ci accréditent la thèse d’une activité batelière sur le Léman pendant la période romaine.

Recherche de financement pour la sauvegarde de la barque La Savoiebarque 1
Les barques à voile latine sont l’emblème des rives lémaniques. Copie fidèle de son ancêtre de 1896, la barque « La Savoie » est depuis l’an 2000 la représentation vivante de ces anciennes barques traditionnelles. La Savoie fait partie du patrimoine naval français : elle a obtenu en 2011 le label de « Bateau d’intérêt patrimonial » par la Fondation du Patrimoine Fluvial et Maritime dirigée par Gérard d’Aboville. Elle était jusqu ‘au lancement récent de l’Hermione à Rochefort, la plus grande réplique de bateau ancien reconstruit et naviguant en France.
Avec ses 35 m de long, et 30 m de haut, et une voilure de 350 m2, c’est l’un des plus grands voiliers français et le plus grand bateau à voiles latines au monde. Elle est le témoin de notre histoire et du patrimoine lémanique. Ces anciennes barques transportaient au siècle dernier jusqu’à 180 tonnes de pierres depuis les carrières de Meillerie, petit village français, pour la construction des villes suisses, notamment Genève et Lausanne.

Naviguant de mai à octobre, la Savoie embarque près de 3000 passagers par an, peut être louée et participe aux grandes manifestations de la saison. Sa gestion est assurée par l’association « Mémoire du Léman » depuis 2000. La Savoie est le seul bateau français de cette taille à fonctionner exclusivement grâce à des bénévoles (6 capitaines brevetés et une quarantaine d’équipiers).

Des travaux nécessaires pour la sauvegarde de la Savoie
Des travaux de rénovation sont aujourd’hui impératifs pour sauvegarder le bateau et l’activité touristique de navigation après 2015. En effet, malgré des travaux d’entretien réguliers tous les deux ans, la barque accuse un vieillissement accéléré, notamment en raison d’un champignon attaquant le bois. Les nouvelles normes de sécurité ont également engendré des surcoûts imprévisibles.

Les travaux sont envisagés sur deux saisons d’hiver afin de pouvoir assurer la présence de la Savoie pendant la saison touristique.
Première phase : à partir d’octobre 2014, 7 à 8 mois de travaux : 840 000 €HT
Seconde phase : hiver 2015-2016, 4 mois de travaux : 540 000 €HT
Soit un total estimé à 1380 000 €HT.

barque 2Le projet de toute la région lémanique
Il est de notre devoir de sauvegarder et pérenniser ce patrimoine vivant, témoin de notre histoire, et véritable out il touristique et culturel de la région lémanique. La communauté de communes du pays d’Evian a décidé de soutenir le projet à hauteur de 200 000 €, et le Conseil Général s’est déjà prononcé favorablement pour une aide similaire. Nous sollicitons l’investissement de tous pour mener à bien ce projet. Des réductions d’impôt vous seront accordées pour vos dons en faveur de la Savoie.

Comptant sur le soutien de tous, plus d’infos sur le site de La Savoie.

Télécharger ici le bon de souscription.